MON EXPÉRIENCE DU CHALLENGE DÉDIÉ À LA KM4AgD : le don de la cocréation des connaissances à l’Afrique

Communiquer pour informer ou communiquer pour renforcer les capacités ?

 

La première chose importante que j’ai apprise, c’est la différence entre la communication et la gestion des connaissances. J’avais l’habitude de faire de la communication et de la gestion des connaissances dans mes activités quotidiennes et d’effectuer mes missions de conseil sans saisir cette différence critique. Aujourd’hui, le Challenge dédié à la KM4AgD m’a appris quelque chose que j’ignorais. Je peux dès lors dire que la communication suppose l’échange d’informations mais la gestion des connaissances signifie échanger des informations qui permettent de renforcer les capacités du bénéficiaire ou d’enrichir ses connaissances pour qu’il/elle puisse mieux assumer ses fonctions.

Des participants au Challenge #Km4AgD, 2022

Les connaissances explicites par rapport aux connaissances tacites

 

« Tu me dis, j’oublie. Tu m’enseignes, je me souviens. Tu m’impliques, j’apprends » (Benjamin Franklin)

 

Les connaissances explicites concernent des connaissances tangibles ou des produits du savoir qui peuvent prendre différentes formes. Par exemple, on peut acquérir des connaissances à partir des vidéos, de l’audio ou des documents. Toutefois les connaissances tacites sont intangibles et doivent être recueillies par un professionnel lors d’un processus de mise en œuvre. J’ai eu l’occasion de suivre des cours portant sur la capitalisation des connaissances dispensés par un professionnel. Le formateur a partagé la méthode à travers une présentation PowerPoint et nous a donné des modèles pour mieux nous orienter. Ce fut une belle expérience d’apprentissage (grâce au #AFAAS). J’ai ensuite eu l’occasion de travailler avec des gestionnaires des connaissances professionnels sur des projets. J’ai acquis beaucoup d’autres compétences pratiques dont les suivantes : comment se comporter dans ses relations avec le public, des conseils pour effectuer des entrevues productives, comment gérer les sentiments et les attentes des parties prenantes, comment organiser les résultats dans un document et plus (grâce à #Procasur and #CAMFAAS). En un mot, je peux dire qu’avec les connaissances explicites, on est sûr d’apprendre mais les connaissances tacites vous permettent de devenir un professionnel et doivent être recensées en vue d’assurer la durabilité de l’organisation.

 

La gestion des connaissances pour l’impact

 

Le Challenge dédié à la KM4AgD est un processus d’apprentissage par la pratique. Pour un formé, c’est une expérience de travail en équipe extraordinaire qui souligne le pouvoir de la cocréation.  Au nombre des capacités renforcées figurent la mise en place des cafés du savoir, la réalisation des évaluations de la gestion des connaissances, l’élaboration des stratégies, le partage des idées en vue de contribuer au développement de l’Afrique, la rédaction des notes d’orientation et l’établissement des communautés de pratique.  Les connaissances sont disponibles mais varient selon les objectifs de chaque organisation.  Il s’agit de savoir où les trouver, comment les recenser, comment les organiser, les partager et mesurer l’impact.

Il s’agit désormais pour l’agent du savoir de diffuser une culture du savoir et de contribuer concrètement au développement d’une société du savoir.

 

C’était un vrai plaisir de rencontrer et d’apprendre de Andreas Brandner, de Benjamin Abugri, de Andrianjafy RASOANINDRAINY, de Bridget Kakuwa-Kasongamulilo, de Ben Moses Ilakut et de Michael Victor, tous des gestionnaires exceptionnels, de classe mondiale.

 

Le Challenge dédié à la KM4AgD est un programme du PDDAA-XP4 financé par l’Union européenne et géré par le Fonds international pour le développement agricole.

 

#FARAinfo,  #KM4AgDChallenge#YPARD

Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), Knowledge for Development Partnership  (K4DP),  Jeunes professionnels pour la recherche agricole pour le développement (YPARD), Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS) Fonds international pour le développement agricole  (FIDA)Association pour le renforcement de la recherche agricole en Afrique de l’Est et du Centre (ASARECA), Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR)

 

Auteur : Bebel Nguepi, Master en sciences, Gestionnaire des connaissances certifié

Contact : bebelnguepi@gmail.com

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