Communiqué conjoint de : la CUA, l’ADUA, le FARA, le COMESA et la FAO
Lusaka, Zambie – 17 octobre 2023 : Les communautés économiques régionales d’Afrique se réunissent cette semaine pour présenter une proposition de création de grands pôles agroindustriels sur le continent en vue de stimuler le développement agricole. Le Programme relatif à la création de Parcs agricoles africains communs (PAAC) vise à simuler le commerce régional de produits agricoles de base et à réduire les importations alimentaires. Cet important événement qui se tient du 18 au 21 octobre 2023 au siège du COMESA à Lusaka (Zambie), bénéficie de l’appui de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) par le biais de son Programme de coopération technique (PCT).
Parmi les partenaires participant à la réunion figurent la Commission de l’Union africaine, l’Agence de développement de l’Union africaine, le Marché commun de l’Afrique orientale et australe, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel, la Commission économique pour l’Afrique, la Chambre panafricaine d’agribusiness, l’Organisation panafricaine des agriculteurs, le Conseil africain des affaires, l’IFPRI, la Zone de libre-échange continentale africaine, l’Afreximbank, la Banque africaine de développement et le Secrétariat du PAAC hébergé par le Forum pour la recherche agricole en Afrique. Les représentants de la Zambie et du Zimbabwe, des acteurs clés du secteur privé tels que le groupe Bühler, Grüner, le BRICS ainsi que le Programme alimentaire mondial participent également à la réunion.
Les participants à la troisième session ordinaire du Comité technique spécialisé (CTS) de l’Union africaine sur l’agriculture, le développement rural, l’eau et l’environnement, tenue du 21 au 25 octobre 2019 à Addis Abeba, avaient amplement discuté des avantages de l’industrialisation de l’agriculture pour le continent et décidé d’adopter le Programme relatif à la création de Parcs agricoles africains communs (PAAC) comme programme contribuant à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA). Le PAAC a finalement été ratifié comme initiative phare de l’Agenda 2063 de l’Union africaine lors de son 36e Sommet tenu en février 2023. Le PAAC vise à créer de grands pôles agroindustriels transfrontaliers en Afrique. Ce projet ambitieux entre dans le cadre du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA) et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Son objectif général est de contribuer à la stratégie d’industrialisation des gouvernements africains et des communautés économiques régionales (CER) en vue de transformer les économies pour passer de l’exportation des matières premières à une puissance agroindustrielle.
Bien que l’Afrique dispose de terres fertiles et abondantes et d’une main d’œuvre jeune et florissante, le continent dépense environ 50 milliards de dollars EU par an pour ses importations de denrées alimentaires.
Le PAAC cherche à inverser cette tendance en faisant la promotion des chaînes de valeur agricoles transfrontalières, en attirant les investissements privés dans l’industrialisation de l’agriculture et en mettant en place des politiques transfrontalières durables dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
Pendant quatre jours de débats intenses, les directeurs des CER et les groupes de travail techniques (GTT) du PAAC renforceront la collaboration, les synergies et prendront des mesures pour accélérer la mise en œuvre de l’initiative.
Tout d’abord, ils sensibiliseront les CER au PAAC pour faciliter par la suite la sensibilisation des États membres de l’Union africaine et favoriser l’échange de connaissances sur le développement des agro-industries dans le cadre de la ZLECA.
Ils recueilleront également les commentaires des CER sur le processus de réalisation du PAAC, sur les infrastructures, la gouvernance, les modèles juridiques et les instruments de la ZLECA nécessaires à l’établissement d’un environnement des affaires favorable aux partenariats privé-public (PPP) transfrontaliers dans le cadre du PAAC.
Ils analyseront également l’exercice de cartographie pour le développement de l’agro-industrie en Afrique avec une étude de cas pratique de l’emplacement du PAAC Zim-Zam. Les CER devraient proposer les emplacements des dix projets de démonstration du PAAC (deux par région) et des cinq plus grands parcs agricoles africains communs (un par région) prévus par l’Union africaine.
Enfin, ils mettront en place un processus harmonisé pour une collaboration des CER avec les pays et les parties prenantes dans leurs régions respectives, y compris avec le secteur privé et les banques régionales en vue de la mise en œuvre du PAAC.
À l’issue de cette réunion de quatre jours, les participants auront : (i) recueilli les commentaires des CER sur le processus de réalisation du PAAC, les modèles d’infrastructure et les instruments juridiques requis pour une gouvernance conjointe, les partenariats privé-public dans un contexte transfrontalier dans le cadre de la ZLECA ; (ii) convenu d’un processus harmonisé pour une collaboration avec les pays ; (iii) recueilli les commentaires et validé les critères de cartographie des futures zones transfrontalières de développement des agro-industries en Afrique ; (iv) établi une feuille de route commune pour le déploiement du PAAC dans les États membres de l’Union africaine ; et (v) mis au point des plans d’action pour une mobilisation conjointe de ressources et un partenariat entre les CER en vue du développement du PAAC.
La réunion inaugurale de coordination marque un moment décisif dans la quête d’une transformation de l’agriculture et de l’industrie en Afrique. Cet événement qui favorise la collaboration et le partage des connaissances au sein des communautés économiques régionales permettra de jeter les bases d’un avenir durable, prospère et d’assurer la sécurité alimentaire sur le continent.
Pour en savoir plus sur le PAAC, veuillez consulter le site https://faraafrica.org/caaps/.
Les médias sont priés d’adresser leurs demandes de renseignements à :
FARA – Benjamin Abugri à [email protected]
FAO – Zoie Jones à [email protected]
COMESA – Daniel Banda à [email protected]
À propos de l’ADUA-NEPAD :
L’Agence de développement de l’Union africaine-NEPAD (ADUA-NEPAD) a pour objectif de promouvoir les partenariats en vue de la transformation de l’Afrique en un continent intégré, prospère et en paix.
Pour de plus amples informations, veuillez visiter https://www.nepad.org/.
À propos du COMESA :
Le marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) est une communauté économique régionale constituée de 21 États membres. Il réunit plus de 600 millions de personnes dans un cadre de coopération en vue de la réalisation d’une croissance économique et d’une prospérité durables grâce à l’intégration régionale.
Pour de plus amples informations, veuillez visiter https://www.comesa.int/.
À propos du PAAC et du FARA :
Le Programme relatif aux parcs agricoles africains communs (PAAC) est une initiative de la Commission de l’Union africaine (CUA) visant à créer de grands pôles agroindustriels transfrontaliers en Afrique en vue d’assurer l’industrialisation et la sécurité alimentaire. Il est hébergé par le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA), une organisation faîtière continentale de la CUA dont le siège se trouve à Accra (Ghana).
Pour de plus amples informations, veuillez visiter https://faraafrica.org/.
À propos de la FAO :
L’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) est une agence spécialisée des Nations Unies qui dirige les efforts internationaux visant à éliminer la faim. La FAO fournit actuellement un appui institutionnel au Secrétariat du PAAC, hébergé par le FARA, dans le but de coordonner les consultations avec les parties prenantes et de mobiliser les dirigeants en vue d’une plus grande appropriation du PAAC ; d’officialiser les partenariats avec les partenaires techniques en vue de la conception et de l’établissement des parcs agricoles africains communs ; et de renforcer la capacité des parties prenantes à soutenir le processus décisionnel des divers organes de l’Union africaine.




Leave A Comment