Des consultations de haut niveau montrent comment le CGIAR collaborera avec les partenaires en vue de renforcer son impact en Afrique

Les réunions tenues à Abidjan portaient sur le renforcement de la recherche et de l’innovation dans le domaine agricole dans le cadre de la réforme en cours du CGIAR vers sa transformation en « One CGIAR ».

 

Une série de réunions de haut niveau tenues à Abidjan (Côte d’Ivoire) ont contribué à harmoniser les programmes de recherche et d’innovation du CGIAR et de l’Afrique. Le CGIAR a dans ce cadre renouvelé son engagement à renforcer la capacité des institutions africaines à faire face aux menaces croissantes sur les systèmes alimentaires.

Lors de ces consultations de haut niveau baptisées « Abidjan I et Abidjan II », les orateurs ont montré comment le CGIAR peut continuer à appuyer les priorités africaines au cours de la période de transition vers le « One CGIAR ». La réforme en cours du CGIAR vers sa transformation en « One CGIAR » permettra à l’organisation d’avoir un plus grand impact sur les agriculteurs grâce à une approche holistique systémique de la recherche et de l’innovation.

« Il est évident que le « One CGIAR » jouera un rôle clé dans la transformation et l’amélioration du système de recherche agricole du continent. Il permettra également de renforcer la performance et la réactivité » a affirmé S.E.M. Kobenan Adjoumani, ministre de l’Agriculture de la Côte d’Ivoire et invité d’honneur de la réunion de haut niveau. « Je suis profondément convaincu que le “One CGIAR” a été conçu de manière à prendre en compte les préoccupations de l’Afrique et à renforcer ses institutions de recherche. »

Selon S.E. Mme Josefa Leonel Correia Sacko, Commissaire à l’économie rurale et à l’agriculture à la Commission de l’Union africaine (CUA), « les conclusions de la réunion sont très importantes. Elles contribueront à préparer le terrain pour le programme et la structure de la recherche et de l’innovation agricoles en Afrique dans les années à venir. Nous attachons un grand prix à la contribution que le CGIAR a apportée durant plus de 50 ans, depuis la création des centres ».

Dr Akinwumi Adesina, Président de la Banque africaine de développement (BAD), a demandé au CGIAR d’appuyer, d’impliquer et de classer les besoins et les préoccupations de l’Afrique par ordre de priorité. « Le travail des centres du CGIAR en Afrique est d’une importance décisive pour la réalisation de la sécurité alimentaire sur le continent » a-t-il expliqué » aux participants à la réunion de Abidjan II sur le CGIAR. « Nous sommes seulement à huit ans de 2030 et l’Afrique doit atteindre la « Faim zéro » d’ici là. Par conséquent, vos réformes doivent prendre en compte les objectifs que l’Afrique cherche à atteindre. »

Dr Adesina a souligné l’importance de fournir des technologies aux agriculteurs grâce à des programmes tels que le projet Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) financé par la BAD. Il a plaidé pour que les centres « One CGIAR » en Afrique soient mobilisés et considérés comme des piliers clés de la réforme du CGIAR. En outre, il a insisté sur la nécessité d’une meilleure représentation de l’Afrique aux postes de direction du CGIAR et d’une transition vers le « One CGIAR » permettant de renforcer les centres nationaux et régionaux de recherche en Afrique sur le plan institutionnel.

Selon Dr Marco Ferroni, Président du Conseil d’administration du Système CGIAR, « la réforme du CGIAR vise à produire davantage de résultats pour l’Afrique et le reste du monde. Les centres « One CGIAR » seront renforcés à mesure que nous investissons dans le CGIAR en tant que structure décentralisée et unissons nos capacités pour mener la recherche et proposer des innovations qui permettent de transformer les systèmes alimentaires et d’appuyer les agriculteurs ».

Les réunions d’Abidjan s’inscrivent dans le cadre d’une série de consultations ayant pour but d’examiner et de façonner la transition vers le « One CGIAR ». Elles font suite aux appels des partenaires invitant le CGIAR à renforcer sa collaboration avec les parties prenantes nationales et régionales. Ces efforts comprennent notamment la formation d’un Groupe consultatif de haut niveau, l’élaboration d’un plan de mobilisation du CGIAR et le déploiement de son Cadre pour la mobilisation des partenariats et le plaidoyer  – en vue d’un plus grand impact. En outre, l’équipe de direction du CGIAR a récemment adopté une série d’engagements de l’équipe de la haute direction destinés à clarifier certains aspects de la transition notamment le rôle important que continuent à jouer les centres « One CGIAR » et leurs directeurs généraux.

Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) a expliqué que « la transition vers le « One CGIAR » est la restructuration la plus profonde à laquelle le CGIAR a procédé. D’ailleurs, cette restructuration offre à nous tous la meilleure possibilité de reconcevoir et de restructurer, au niveau institutionnel, le système de recherche et d’innovation dans le domaine agricole en Afrique pour un impact à grande échelle. À cet égard, les partenaires africains se réjouissent de cette réforme. »

Dr Akinbamijo a ajouté que « la réunion d’Abidjan I avait permis à la direction du « One CGIAR » de mieux comprendre les perspectives et les préoccupations quant à la pratique en cours en Afrique. Elle a également offert une plateforme de dialogue et des options permettant de répondre à ces préoccupations. Des progrès considérables ont été réalisés. »

Le CGIAR a une présence à l’échelle continentale. Tous les centres mènent des recherches sur le terrain en vue de trouver des solutions pour les petits exploitants africains en association avec un vaste réseau de partenaires. Les Directeurs régionaux, dont trois se trouvent en Afrique, fournissent un mécanisme clair permettant de donner suite aux possibilités, de répondre aux priorités et aux besoins pertinents au niveau local.

Les participants à la réunion ont reconnu que le contexte extérieur était difficile. L’Afrique fait face à des menaces systémiques, de plus en plus complexes et interdépendantes contre sa sécurité alimentaire, y compris le changement climatique, les pandémies et l’impact de la guerre en Ukraine.

« Pour demeurer pertinent et collaborer plus efficacement avec ses partenaires en vue de relever les défis, le CGIAR évolue pour répondre aux nouveaux besoins des pays aux côtés desquels nous œuvrons » a expliqué Dr Claudia Sadoff, Coordonnatrice du comité de direction du CGIAR et Directeur général, Prestation de recherche et impact du CGIAR. « La réforme du CGIAR peut être un tremplin permettant de renforcer le système de recherche et d’innovation agricole de l’Afrique. »

Les principales conclusions de la réunion et les recommandations visant à renforcer la recherche et l’innovation dans le domaine agricole dans le cadre de la réforme en cours du CGIAR vers sa transformation en « One CGIAR » feront l’objet d’un communiqué officiel qui sera publié dans les prochaines semaines.

Les consultations étaient organisées par la BAD en partenariat avec le FARA, la CUA et le CGIAR. Les organisations participantes comprenaient l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), l’ADUA-NEPAD, les organisations sous-régionales de recherche (CORAF, ASARECA, CCARDESA, NAASRO) et le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS).

 

Source : CGIAR 

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