Abidjan II : La Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine, le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) et le Forum pour la recherche agricole en Afrique unissent leurs forces pour renforcer les systèmes alimentaires en Afrique

Un accord pour stimuler les efforts visant à équiper les agriculteurs en nouvelles technologies dont ils ont cruellement besoin

 

Sharm el-Sheikh, le 14 novembre 2022 – Quatre organisations ont décidé de renforcer les systèmes alimentaires en Afrique.  La  Banque africaine de développement , la Commission de l’Union africaine (CUA), le Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) et le  Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) ont signé un accord pour aligner leurs efforts visant à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent.

 

Selon le communiqué de « Abidjan II », qui fait suite aux  consultations* tenues au début de cette année, l’Afrique doit transformer de toute urgence ses systèmes alimentaires et d’exploitation de la terre et de l’eau  en vue d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle  en dépit des multiples menaces y compris  celles que représentent les changements climatiques, les conflits et les pandémies. Les quatre signataires œuvreront ensemble à améliorer la résilience de l’Afrique aux chocs futurs en soutenant la recherche agricole et les systèmes d’innovation aux niveaux national, sous-régional et continental et en mettant au service des agriculteurs, les technologies et la science dont ils ont besoin pour prospérer. Ils aligneront également les structures, la stratégie, les capacités et les fonds institutionnels.

 

Le Président de la Banque africaine de développement, le Dr Akinwumi Adesina, s’est félicité de l’accord et a déclaré ce qui suit : « Je suis pleinement convaincu que nous avons la capacité d’atteindre la Faim Zéro en Afrique. Pour cela, nous devons accélérer la prise de décisions, mettre les technologies à la disposition de millions d’agriculteurs et faire progresser l’objectif de la Faim Zéro.  Dans le cadre de ces efforts, le rôle du CGIAR s’avère encore plus important en raison des technologies et de la nécessité d’appuyer la recherche et le développement ainsi que de construire des systèmes agricoles résistant au changement climatique. »

 

Son Excellence l’Ambassadeur Josefa Sacko, Commissaire de l’Union africaine pour l’agriculture, le développement rural, l’économie bleue et l’environnement durable a salué l’initiative affirmant que « cet accord permettra de renforcer la recherche agricole et les connaissances, nous aidera à identifier les lacunes, à les analyser et à  trouver des solutions pour mettre en place des systèmes alimentaires résilients sur le continent tout en répondant aux besoins et en donnant suite aux engagements pris par nos chefs d’État et de gouvernement, dans la Déclaration de Malabo, de transformer l’agriculture et d’améliorer les moyens d’existences de nos populations. »

 

Selon le Dr Yemi Akinbamijo, Directeur exécutif du FARA, l’Afrique a de toute urgence besoin d’un plan permettant de répondre aux principales menaces qui pèsent sur les systèmes alimentaires et d’exploitation de la terre et de l’eau en utilisant la science, la technologie et l’innovation.

 

« Cet accord nous permet d’être sur la même longueur d’onde et constitue le meilleur moyen pour nous de fournir aux agriculteurs les technologies et les instruments politiques appropriés pour relever toutes sortes de défis connus ou nouveaux » a-t-il ajouté.

 

Le FARA utilisera ses forums, dont la  Semaine africaine de l’agrobusiness et de la science (AASW), les Conférences sur la science et les partenariats pour l’agriculture et le Challenge dédié à la gestion des connaissances pour le développement agricole, pour appuyer le nouveau partenariat.

 

Selon le Directeur général du CGIAR, le Dr Claudia Sadoff,  la collaboration avec les partenaires du CGIAR en Afrique avait permis à l’organisation de « faire avancer les réformes visant à fournir aux agriculteurs en Afrique et au-delà la science et les innovations dont ils ont besoin et à stimuler les investissements qui soutiennent des systèmes alimentaires et d’exploitation de la terre et de l’eau résilients. »

 

L’accord reconnaît l’appui historique et sans faille des gouvernements et des partenaires africains aux Centres de recherche du CGIAR basés en Afrique. Il confirme également l’appui aux réformes en cours pour mieux s’adapter aux besoins des agriculteurs et des systèmes alimentaires africains.

 

Les organisations partenaires préparent un plan d’action qui sera publié cette année. Ce plan permettra de transformer ces engagements en actes au profit des agriculteurs du continent.

 

* Au nombre des organisations participantes figuraient l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), l’Agence de développement de l’Union africaine-Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (ADUA-NEPAD) et les organisations sous-régionales de recherche (CORAF, ASARECA, CCARDESA, NAASRO), le Forum africain des services de conseil agricole (AFAAS), la FAO et l’AKADEMIYA2063.

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À propos de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement de l’Afrique. Il se compose de trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 41 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 états membres régionaux.

 

Contact pour les médias : Alphonso Van Marsh, Responsable principal du contenu numérique et des événements, Banque africaine de développement, email : [email protected]

 

À propos de la Commission de l’Union africaine (CUA)

L’ Union africaine  (UA) est un organisme continental composé des 55 États membres qui constituent les pays du continent africain. L’Union africaine s’inspire de sa vision « d’une Afrique intégrée, prospère et paisible » dirigée par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène mondiale. Pour concrétiser cette vision, l’Agenda 2063 a été élaboré comme cadre stratégique pour la transformation socio-économique, par intégration et à long terme de l’Afrique en vue de la réalisation de ses objectifs et de la vision panafricaine d’une Afrique intégrée, prospère et paisible. Il identifie les programmes phares clés qui stimulent la croissance économique et le développement et entraînent la transformation rapide du continent. L’une de ces initiatives continentales est le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), qui vise à aider les pays africains à éliminer la faim et à réduire la pauvreté en stimulant la croissance économique grâce à un développement axé sur l’agriculture.  Ce partenariat permettra de dégager l’un des domaines prioritaires clés consacré à l’amélioration de la recherche agricole, de la diffusion et de l’adoption des technologies.

 

Contact pour les médias : Peace Mutuwa, email : [email protected]

 

À propos du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR)

Le CGIAR est un partenariat mondial de recherche pour un avenir sans faim. La science du CGIAR s’intéresse à la transformation des systèmes alimentaires, terrestres et aquatiques dans un contexte de crise climatique. Ses recherches sont menées par 13 centres/alliances du CGIAR en étroite collaboration avec des centaines de partenaires, issus d’instituts de recherche nationaux et régionaux, d’organisations de la société civile, d’universités, d’organismes de développement et du secteur privé www.cgiar.org. Nous tenons à remercier tous les bailleurs de fonds qui soutiennent cette recherche grâce à leurs contributions au fonds fiduciaire du CGIAR .

 

Contact pour les médias : Laura Schalk, email : [email protected]

 

À propos du Forum pour la recherche agricole en Afrique (FARA) 

Le FARA est l’organisation faîtière continentale chargée de coordonner et de promouvoir la recherche agricole et l’innovation en Afrique. Le FARA, dont le Secrétariat se trouve à Accra (Ghana), joue le rôle de plateforme où les parties prenantes de l’espace de la recherche et de l’innovation agricoles du continent peuvent mobiliser des actions collectives dont l’articulation de positions communes.  La Commission de l’Union africaine et l’ADUA-NEPAD ont donné mandat au FARA de coordonner l’élaboration et la mise en œuvre des politiques continentales de recherche et d’innovation et des programmes destinés à réaliser les objectifs de développement du continent. Le FARA s’acquitte de ces fonctions en collaboration avec les organisations sous-régionales de recherche et d’innovation agricoles, à savoir : l’ASARECA,  le CCARDESA,  le CORAF  la NAASRO ainsi que l’AFAAS.

 

Contact pour les médias : Benjamin Abugri, email : [email protected]

Photo de couverture de l’équipe de communication du CGIAR à la CoP 27.

 

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