Des partenariats « intelligents » au-delà des beaux discours pour réaliser les promesses de l’agriculture intelligente face au climat

Proposé par Wole Fatunbi

Le Forum pour la recherche agricole en Afrique a participé activement à la réunion organisée dans le cadre du projet AICCRA par l’intermédiaire de l’Alliance de Bioversity International et du CIAT et l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI). Cette réunion, qui s’est tenue du 19 au 21 août 2024 à l’hôtel Urban, à Lusaka en Zambie a vu la participation de plus de trente experts représentant d’importantes organisations continentales et régionales et des pays chefs de file d’Afrique orientale et australe. Les participants ont également réfléchi à la manière de tirer parti des plateformes multiparties de l’agriculture intelligente face au climat (AIC) pour des investissements et des activités durables.

L’on sait que l’AIC est le moyen de s’assurer que l’Afrique continue à nourrir sa population qui croît rapidement et à assurer des moyens de subsistance agricoles sur le continent.  Il faut une science et des investissements de qualité pour accomplir cette prouesse. Pour parer les effets négatifs du changement climatique, une préparation intelligente en termes de création de technologies adaptables et la mise en place des infrastructures appropriées sont nécessaires.  Bien que cela soit acceptable par l’ensemble des parties prenantes, la mise en place des stratégies d’investissement adéquates à tous les niveaux est le prochain obstacle à surmonter en Afrique.   Il est évident que des investissements appropriés seront réalisés au niveau national dans le but d’exploiter le potentiel de la science. L’Afrique doit investir davantage dans les installations d’irrigation et optimiser les systèmes d’irrigation existants. Investir dans la santé des sols et les systèmes d’engrais est nécessaire pour assurer une production et des moyens de subsistance durables.

Je suis d’avis que l’Afrique doit réfléchir à la viabilité du système alimentaire actuel ; nous devons penser vert. J’ai constaté que les pays de première ligne investissent déjà dans des systèmes de production alimentaire qui permettent d’éviter les risques liés à la production traditionnelle en plein champ ; ils augmentent la production alimentaire à partir des serres, de l’hydroponie, de l’aéroponie et d’autres systèmes conformes à l’agriculture urbaine.

Il convient d’établir des partenariats solides entre les parties prenantes et les organisations partenaires. Le FARA a commencé en 2021 à élaborer le « Cadre pour une agriculture intelligente face au climat en Afrique » (ACSAF), qui représente une réponse scientifique aux volets agricoles de la Stratégie et du plan d’action de l’Afrique en matière de changement climatique et de développement résilient (2022-2032). Il s’agit d’un instrument élaboré par la Commission de l’Union africaine destiné à être utilisé comme guide d’investissement et d’action par toutes les parties prenantes au sein et en dehors du continent. Les présentations du FARA à la conférence expliquent l’importance de l’ACSAF et l’avantage qu’il a de promouvoir l’agriculture intelligente face au climat en Afrique et de réaliser l’agriculture africaine que nous voulons conformément à l’Agenda 2063.

Il est essentiel de mettre l’ACSAF en avant pour permettre à l’agriculture africaine de vraiment devenir « intelligente face au climat ».

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