Renforcement de la transformation de l’agriculture en Afrique : Réflexions sur la formation de formateurs portant sur l’examen biennal, tenue à Nairobi

Nairobi, Kenya| du 5 au 7 mars

Benjamin Abugri, responsable principal de la gestion des connaissances, de la numérisation et de l’apprentissage au FARA a rejoint des experts de l’ensemble du continent pour une importante formation de formateurs (FdF) organisée par la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’ADUA-NEPAD. Cet événement d’une durée de trois jours, tenu du 5 au 7 mars 2025 à Nairobi au Kenya, marque une étape importante dans la préparation du cinquième cycle de l’examen biennal (EB) de la Déclaration de Malabo sur la transformation de l’agriculture.

Le Dr Janet Edeme – Chef de la division de l’économie rurale au sein du Département d’économie rurale et d’agriculture de la Commission de l’Union africaine

L’atelier visait à renforcer les capacités des experts régionaux grâce aux outils d’examen biennal et systèmes de données récemment mis à jour, l’accent étant mis sur le renforcement de la coordination, l’amélioration de la qualité des données et l’affinement des indicateurs.

En sa qualité de participant et d’intervenant, M. Abugri a fait un exposé de 20 minutes au cours duquel il a partagé les leçons tirées et le défi que posait l’appui apporté à plusieurs pays dans la région de l’Afrique australe (y compris le Botswana, le Mozambique, la Tanzanie, l’Eswatini, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe), notamment sous la houlette du CCARDESA, l’institution chef de file de l’AR4D dans l’espace SADC. Ces réflexions sont tirées des échanges approfondis qui ont eu lieu lors des cycles d’examen biennal précédents et devraient permettre de déterminer les efforts à déployer à l’échelle continentale.

 

Le Dr Godfrey Bahiigwa – Directeur, Agriculture et Développement rural à la Commission de l’Union africaine (Directeur sortant)

Principaux défis identifiés :

  • Lacunes et fiabilité des données : de nombreux pays sont encore confrontés à des problèmes persistants liés à la qualité et à la disponibilité des données.
  • Manque de coordination : le défaut de coordination au niveau national limite l’efficacité des processus d’établissement de rapports.
  • Déficit d’investissement : le faible niveau d’investissement dans le secteur agricole entrave les progrès vers la réalisation des objectifs de Malabo.
  • Faible participation des jeunes et systèmes de gestion des connaissances restreints : la participation des jeunes à l’agriculture demeure minime et un grand nombre de pays ne disposent pas de système formel de gestion des connaissances.

 

Leçons transversales :

  • Il est essentiel de renforcer les systèmes de données et les mécanismes de coordination nationaux.
  • Le renforcement des investissements et des infrastructures agricoles demeure une priorité.
  • La promotion de la participation des jeunes et l’intégration de la gestion des connaissances dans les politiques numériques sont indispensables pour créer un impact durable.
  • Il est de plus en plus important d’intégrer les systèmes de gestion des connaissances et de les aligner sur les cadres politiques nationaux.

Recommandations stratégiques :

  • Systèmes robustes de suivi, d’évaluation et d’apprentissage (SEA) au niveau national.
  • Mise en place de partenariats nationaux de gestion des connaissances et de communautés de pratique (CdP).
  • Favoriser l’apprentissage par les pairs et la collaboration entre pays africains.
  • Tirer parti des réseaux tels que le PDDAA-XP4, la CdP du KM4AgD, le YPARD et le réseau des journalistes agricoles pour l’apprentissage partagé et le renforcement des capacités.

« Il est tout à fait possible que les difficultés rencontrées et les enseignements tirés soient courants en Afrique. Ils constituent une base solide pour préparer le 5e examen biennal et la réalisation des engagements pris dans le cadre de la Déclaration de Kampala » a fait remarquer M. Abugri.

L’engagement du FARA

  1. Abugri, qui représentait le consortium PDDAA-XP4 (FARA, AFAAS, CCARDESA, CORAF et ASARECA), a réaffirmé l’engagement du FARA ainsi que des OSR et de l’AFAAS à appuyer le déploiement et la mise à l’échelle de la formation portant sur l’examen biennal aux niveaux régional et national. Le FARA reste disposé à jouer un rôle de premier plan à l’appui des efforts nationaux et régionaux visant à améliorer la transformation de l’agriculture grâce à l’apprentissage par l’expérience, le partage des connaissances et le renforcement des systèmes d’innovation.

L’événement constituait une étape importante dans la préparation du terrain pour le (5e) examen biennal, la promotion de la responsabilité et l’harmonisation des efforts en vue de la réalisation des objectifs de développement agricole de l’Afrique.

 

Nous tenons à remercier tout particulièrement Mme Bridget Kakuwa, responsable ICKM du CCARDESA.

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